Carne levare. Enlève la chair... Chairs tendres
offertes sur l'autel de notre plaisir.
Tombent les masques et loups, jupons et robes à crinolines troussés,
Avant que la Carême ne sonne, buvons à la coupe de la vie jusqu'à plus soif.
Toi, ma Sultane, emmène moi par les sombres ruelles aux pavés glissants,
Vers la fête aux mille lampions, où les belles tourbillonnent en riant aux éclats.
Parmi les marquises de la nuit, tu es la reine du carnaval qui mène le bal,
Et tu m'emportes vers les palais vénitiens de marbre blanc et m'étourdis.
Toute la nuit durant, tes mains douces ointes d’huile parfumée me conduisent
Vers la voûte étoilée de notre lit à baldaquin où le soleil levant sur la lagune
Me trouve endormi un sourire sur les lèvres, blotti dans la chaleur de ton ventre.



Tétin dur, non pas Tétin, voire,
Aussi, lorsque j'appuyais sur le bouton envoi de mon 1er sms, je jubilais comme un
coquin en imaginant ton regard améthyste qui se troublerait un instant. L'ordre était sans appel :
Je piaffais d'impatience, obsédé par cet émoi que je devinais, cette attente
délicieusement insupportable, mais patientais encore un peu avant de t'envoyer L'ordre : 

Je t'accompagnai par téléphone jusqu'à l'entrée du bâtiment, notant au passage que
ta démarche était prudente, peut-être du fait de l'absence (chronique !) de culotte et de miel abondant qui rendaient cette aventure périlleuse.


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