La lumière tamisée des couloirs souligne la plénitude de tes formes à peine voilées par ton paréo. Je te guide vers cette salle sombre, si
souvent évoquée entre nous, objet de nos fantasmes les plus débridés. Le seuil franchi, tu sais que tu ne pourras plus reculer; tu la vois, en face de toi, sombre croix de bois brut où tu seras
bientôt enchainée, livrée.
Je perçois une légère et ultime hésitation, puis tu t’avances, guidée par ma main,
pose un pied sur le bois patiné, te retourne lentement face à moi et pose ton autre pied sur la deuxième branche, ouvrant ainsi le compas de tes jambes et dévoilant déjà ta motte gonflée,
glabre.
Sans tarder, pour couper court à toute protestation, je saisis ton poignet gauche et l’élève jusqu’à l’extrémité de la croix. Tu sens le contact
froid et métallique des brasselets que je referme sur ton poignet.
Mes doigts saisissent déjà ton autre main qui rejoint bien vite la deuxième menotte, bientôt refermée sur ta liberté, dans un léger bruit qui
claque dans tes oreilles.
Mes doigts dénouent déjà ton paréo qui tombe à tes pieds, dévoilant ton corps nu, offert, écartelé et tellement excitant. Tes yeux plongent un
instant dans les miens, tu y lis le désir qui monte, animal, violent; j’y lis un instant une envie brute d’être possédée, puis ton regard glisse derrière moi, attiré par des silhouettes encore
discrètes qui s’invitent à la fête.
Je m’approche, ramasse ton paréo et en couvre tes yeux en un épais bandeau qui te plonge dans le noir et l’inconnu.
Je sens que tu frémis, que tes sens exacerbés guettent maintenant le moindre son, le moindre frolement, et lorsque je m’écarte de toi, je
contemple tes membres tendus, ta chair offerte, tes formes qui appellent les mâles en rut.
Déjà, tu sens une présence inconnue, des
chuchotements, puis une main qui se pose presque timidement sur l’attache de ton bras tendu, glisse lentement sur ton sein rond, plein, le palpe, le caresse, en dessine les contours aux formes
harmonieuses, bientôt suivie d’autres mains qui prennent possession de ton autre sein gonflé, de tes hanches pleines, de ton ventre palpitant.
Tu gémis déjà de ces caresses qui peu à peu investissent la carte de ton corps, tendue comme un arc, accentuant le galbe de tes reins, et ne peux
retenir un cri lorsque des lèvres chaudes et humides se posent sur tes seins, bouches appliquées qui lèchent, aspirent les mamelons, têtent goulument des pointes dressées, les mordillent. Tu te
tords dans ce déferlement de caresses, bras tendus pour t’offrir davantage.
Tes râles se tranforment en gémissements
lorsque tu sens des mains remonter lentement sur la peau fine et douce de l’intérieur de tes cuisses, inexorablement, avec application, accentuant de leur légère pression le compas de tes jambes.
Tu te sais offerte, ouverte, ruisselante; tu imagines les regards qui dévorent ton con offert, lisse et charnu, tes lèvres bistres et gonflées qui dépassent impudiquement.
Tu perçois un souffle chaud sur ta motte glabre, et aussitôt, une bouche impatiente prend possession de ton sillon, l’ouvre impérieusement et
plonge sans retenue dans tes chairs mielleuses et parfumées.
Tes reins dansent maintenant, encouragés par
ces mains qui empoignement ferment ton cul; tu te jettes vers cette bouche vorace qui te fouille, te lèche à grands coups de langue, aspire et étire tes lèvres congestionnées, plonge dans ton
puits gorgé de nectar.
Tu hurles maintenant, encourageant ces trois bouches qui te possèdent, dévorent tes seins aux pointes étirées, lappent ta chatte béante et ton
clitoris fier et insolent;
Tu les encourages de tes cris de chienne en chaleur, tu te donnes à ces mains qui te touchent, te tâtent sans retenue, glissent entre tes fesses
et te fouillent, devinant ces membres dressés autour de toi qui convoitent chacune de tes voies, appellent l’hallali où ils espèrent te posséder.
Tes cris déchainent les instincts, ton corps n’est que chairs en fusion, et tu te tends enfin comme un arc prêt à rompre, t’écartant de ta croix
pour qu’on te prenne plus profondément encore, et hurles enfin ton plaisir qui te laisse pantelante comme une poupée de chiffon...
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