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Eternels amants, complices de toujours, la séparation nourrit notre attente de mille fantasmes débridés, de libertinage et de tendresse mêlés. Rêve ou réalité, la clef est cachée; à vous de la trouver...
Agenouille toi sur le bord du lit et laisse mes yeux se repaître de tes reins offerts. Tu sens mon regard détailler
cette fleur encore secrète, profiter un instant encore de ses pétales sagement clos. Tu te creuses davantage pour me tenter, mais je savoure cet instant encore et encore et ne me lasse pas de
regarder ce jardin offert avant d'en explorer les moindres recoins.
Tu me devines lorsque mon visage s'approche, que mes narines frémissent de ce parfum marin, promesse d'un long voyage jusqu'au bout de la nuit. Mutin, je souffle un filet d'air chaud entre
tes babines palpitantes, t'arrachant un râle sourd qui sonne comme une invite animale.
Mes doigts s'émancipent enfin, parcourent lentement le feston ourlé de ces nymphes
incarnat, les lissent et les séparent comme les ailes d'un papillon palpitant aux premiers rayons de soleil.
Tu gémis de ce contact que ton corps appelle avec impudeur, tu ne reconnais plus ces reins qui se tendent à la recherche du mâle. Ta chair est douce sous mes doigts qui t'ouvrent et te livrent à
ma voracité.
Ma bouche enfin prend possession de ce fruit mur et juteux. Tu geins lorsque ma langue déploie ces pétales gorgés de rosée, les lissent un instant avant de les happer avec
gourmandise.
Je te bois, liqueur qui ruisselle sur mon visage, nectar qui emplit ma bouche avide de saveurs épicées. Je me saoûle de cet hydromel qui dégouline sur mon menton, fouille sans pudeur cet
enchevêtrement de chairs délicates, et prêtes à d'autres hommages...
Comme une déferlante, chaque vague nous emporte sur la grève et nous dépose anéantis, puis nous ramène vers le large, pour revenir plus puissante encore, et cette marée ne s'arrête jamais... Baisers salés, Armandie.
réponse de : Sultan (site web) le: 20/04/2008 18:38:50
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